الرئيسية | اللغة الفرنسية | Revue scolaire - NKOUR

Revue scolaire - NKOUR

بواسطة
حجم الخط: Decrease font Enlarge font
Revue scolaire - NKOUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire

·         Editorial   

·         Interview :

-          interview «  information / explication »  

-          interview «  portrait »  

·         Enquête :

-    consommation des drogues au lycée My Ali Charif 

·         Education :

-          halte à l’hémorragie scolaire  

-          comprendre les adolescents  

-           la crise de la lecture au Maroc 

·         Environnement :

-          Méditerranée : une mer en danger !  

-          avons-nous encore du temps pour agir ?   

·         Science :

-          la diététique  

-          le séisme d’Al-Hoceima 

·         Société :

-          la situation de la femme au Maroc  

-          les handicapés  

-          les enfants de la rue  

·         Sport :

-          la crise du sport au Maroc 

-          le sport à Al-Hoceima  

·         Littérature :

-          le bonheur trouvé  

-          la poésie  

·         Evasion :

-          proverbes d’origine rifaine  

-          les blagues  

-           la caricature 

 Editorial :

 Comme nous savons tous, le projet de l’élaboration de cette revue scolaire s’inscrit évidemment dans le cadre des activités parascolaires, mais aussi dans l’esprit de l’école de la réussite propulsé par le plan d’urgence du ministère de l’Education Nationale. Force est de reconnaître que cette activité nous a énormément profité.

En effet, elle nous a permis de développer des compétences et des savoirs culturel et social, outre son intérêt psychologique.

Au niveau culturel, nous avons développé des compétences de lecture, de rédaction et de l’autoformation (prise de notes, synthèse, auto-documentation).

Au niveau social, la revue a été pour nous un moyen d’insertion social et d’éducation civique dans la mesure où elle nous a donné l’occasion de s’ouvrir sur la vie, la société et l’environnement et de développer la compétence d’écoute et de communication avec autrui. Par ailleurs, elle nous a surtout permis de faire de nouvelles connaissances.

Au niveau psychologique, elle nous a aidés à sortir du cadre habituel des activités scolaires, de casser la routine étant donné que ce genre d’activités vise «  à sortir l’école de l’école ».

En somme, cette modeste expérience nous a énormément réjouis ; elle restera certainement gravée dans notre mémoire et nous souhaitons que d’autres initiatives d’élaboration de revue voient le jour dans le futur.

Nous tenons à bien remercier monsieur le Directeur de nous avoir procuré des circonstances favorables pour travailler, mais aussi pour sa précieuse interview. Nos remerciements vont également à monsieur le docteur pneumologue Mohamed Talhawi et monsieur le dramaturge Aziz El Ibrahimi de nous avoir gentiment et volontiers accordé des interviews. Finalement, nous remercions les deux professeurs Saâdi Abdellah et Saâdi Haussain qui se sont chargés de notre encadrement et qui nous ont bien aidés et encouragés.

 

Les participants à la revue.

 

 

Interview 

 

 

 

 

Entretien avec le docteur Ounia Mohamed : Directeur du  lycée My Ali Chérif et cherch-eur en histoire. 

 

 

 

 


Dans Le cadre de l’élaboration d’une revue scolaire les élèves, au lieu de présenter leur lycée de façon directe, ont opté pour une interview avec M.  Le Directeur du lycée  afin qu’il leur fournisse des informations relatives non seulement à leur établissement mais aussi aux problèmes de l’enseignement de façon générale.

 

R.S Nkour : Voudriez vous bien M. le Directeur nous situer le lycée et nous en donner un  bref aperçu ?

M. le Directeur : Tout d’abord, permettez moi de vous exprimer mon plaisir et ma fierté à réponde à vous questions. Concernant votre 1ère question, le lycée My Ali Chérif se situe au quartier « Marmoucha », il a été construit pendant les années 80 et a ouvert ses portes aux élèves à partir de  l’année scolaire 1984-1985. Sa superficie construite est de 3747 m² et celle non construite atteint 28000 m². Cet établissement comprend six bureaux administratifs, une bibliothèque, une salle d’archive, une salle de professeur et une salle de  toilettes pour les  fonction-naires. En général, notre établissement se compose de deux pavillons : le premier comporte 10 salles, le deu- xième contient outre six laboratoires, 2 salles d’his- toire géographie, 2 salles d’anglais, une petite salle d’informatique et une autre réservée à la langue espagn-ole. Au total 20 salles.

Par ailleurs, il faut signaler que l’établissement dispose de deux toilettes et de deux vestiaires.

 


 

R.S  Nkour : Passons main-tenant à l’effectif des fonctionnaires, des élèves et à la structure pédagogique.


 

M. le Directeur : Nous avons dans cet établissement 25 classes contenant un effectif de 838 élèves dont 60% sont des filles, le nombre des internes est de 67 élèves. Quant à l’effectif des fonctio-nnaires, il ya 11 administrat-eurs, 51 professeurs 2 agents de service, 4 détachés des communes locales et 3 agents de la société de la sécurité.

 

R.S Nkour : On constate que de nos jours le niveau des élèves ne cesse de se dégra-der. Quelles sont à votre avis les raisons de ce recul ?

M. le Directeur : Force est de reconnaître que le taux de la réussite a chuté de 38% en 2003 à environ 27% actuel-lement. Quels sont les facteurs qui sont à l’origine de cette dégradation ? Est-ce le manque de motivation et partant celui d’assiduité et des efforts chez les élèves ?

Est-ce la nature des programmes et des cursus scolaires ? Ou faut-il imputer cela au milieu socioculturel et aux conditions familiales et économiques de nos élèves ?

 

 

 

A cet égard, il faut signaler que la majorité de nos élèves nous viennent des périphéries de la ville, soit du quartier de Sidi Abid soit de Marmou-cha. De plus, l’accumulation des échecs depuis peut-être le primaire et l’absence de soutien pour les élèves aggravent la situation, d’au-tant plus que les élèves passent d’un cycle à l’autre avec de très basses moyen-nes. Ajoutons à cela les lacunes de notre système éducatif sur lequel penche actuellement le programme d’urgence pour réaliser une réforme sérieuse et radicale de ce système tout en accord avec la Charte Nationale de l’Education et de l’Enseigne-ment. Par conséquent, tous ces facteurs poussent les élèves à s’absenter de plus en plus. Nous essayons de contacter leurs tuteurs, mais malheureusement quelquefois les adresses sont fausses, ce qui génère l’absence de communication entre les acteurs éducatifs et les parents dont la majorité ont démissionné.

 

R.S Nkour : Ne voyez-vous pas M. le Directeur qu’il y a un changement des valeurs et des stéréotypes concer-nant la fonction et l’utilité de l’enseignement ?

M. le Directeur : Il est vrai que jadis, les parents se sacrifient afin de procurer à leurs enfants des circons-tances plus au moins favo-rables pour apprendre car les études aboutissaient à l’emp-loi et à l’embauche, mais de nos jours, malheureusement règne une vision dévalorisée vis-à-vis de l’école. En effet, les valeurs se sont inversées : les jeunes sont obsédés par l’Europe qui est devenue leur « Eldorado ». Toutefois, j’aimerais bien leur dire qu’il ne faut pas se faire des illusions car l’Europe n’est pas un paradis, d’autant plus  qu’elle traverse actuellement une grande crise. Il faut donc être optimiste et ne jamais perdre l’espoir surtout que le Maroc jouit d’une bonne position géostratégique et d’une forte volonté politique, bref, la situation s’améliore davantage à tous les niveaux.

 

R.S Nkour : On constate que les élèves affichent un désintérêt total à l’égard de l’examen expérimental quel-les en sont les causes ?

M. le Directeur : Il est vrai que les élèves ne s’intéres-sent pas à cet examen blanc étant donné qu’il n’est pas pris en considération dans la note du contrôle continu cependant, j’aimerais bien vous dire que cette année il y a de nouveau à signaler : d’après la note ministérielle, l’examen blanc respecte les mêmes critères que ceux de l’examen régional et national, dans la mesure où il y aura une comité présidée par les inspecteurs au niveau acadé-mique qui choisira une seule proposition d’examen pour tous les lycées. De surcroît, en vue d’exhorter les élèves à passer cet examen, l’absence ou l’assistance  des candidats pendant cette période sera prise en considération dans la note de l’assiduité et de la discipline des élèves.

R.S Nkour : Quels sont les contraintes et les problèmes dont souffre notre établisse-ment ?

M. le Directeur : Les problè-mes dans notre établissement sont nombreux, je peux vous en citer les plus importants qui sont les suivants :

 -  la vétusté des équipements et des constructions notam-ment le réseau de l’eau potable et celui de l’électri-cité.

- une classe dont le toit dégoutte, d’autres dont les fenêtres sont usées.

- le mur qui a été endommagé par les inondations n’est pas encore construit.

- le manque d’une salle de conférences, d’une salle mul-timédia.

- le manque flagrant des agents de service.

- absence d’une cour adé- quate.

A ce propos, j’aimerais bien porter à votre connaissance qu’il est fort probable que notre établissement fera l’ob-

jet d’une restauration géné-rale quoiqu’elle ne porte que sur ce qui est déjà construit. En outre, d’après M. le Délégué du Ministère de l’Education Nationale, on envisage de construire un foyer de jeunes filles dans notre lycée. Alors, au cas où ce projet se réaliserait son rez-de-chaussée sera consacré à une salle de conférence appartenant bien entendu au lycée.

 

R.S Nkour : Il est indéniable que les clubs scolaires dynamisent et animent la vie solaire, nous voulons bien savoir leur nature et leurs activités.

M. le Directeur : Il y a quatre clubs qui ne s’activent pas d’une manière souhaitab-le excepté ceux du sport et de la langue anglaise. En outre, il est à signaler que cette

année il y a un nouveau- né qui est l’association de ‘‘soutien de l’école de la réussite’’ propulsée par le programme d’urgence. Cela est susceptible d’apporter une valeur ajoutée dans la mesure où ladite association est dotée d’un budget important per- mettant de promouvoir la vie scolaire.

 

R.S Nkour : Les résultats de la session ordinaire de l’examen du baccalauréat 2010 ont atteint un taux de réussite de 34,75 % à l’échelon national. Qu’en est-il des taux de réussite de notre établissement ?

M. le Directeur : En comparaison avec les années précédentes, les résultats de cette année réchauffent le cœur. Quant au lycée My Ali Chérif, il y a 264 candidats  dont 107 ont décroché leur baccalauréat,  soit un taux de réussite de 41%. Comme à l’accoutumée, le taux de réussite des scientifiques et de 50% tandis que celui des littéraires et de 28%. Il s’agit grosso modo des résultats positifs qui m’ont bel et bien réjoui. C’est pourquoi, je félicite  les élèves admis et tous les cadres administratifs et éducatifs pour leurs efforts déployés. Espérons que les résultats de la session de rattrapage nous comblerons davantage *

R.S Nkour : Monsieur le directeur quel est votre dernier mot ?

M. le Directeur : Pour conclure, je tiens à saluer votre initiative et à remercier les professeurs qui se sont chargés de votre encadrement et encore une fois merci de m’avoir interviewé. Bon courage, et bonne continu-ation !

 

*Les informations ci-dessus ont été ajoutées juste avant l’impression.

 

Propos recueillis par :

Karima Glillah  et Nisrine         Elmallouki

 

Interview (Portrait) 

Un auteur et un artiste représen-tant l’art dramatique dans la ville d’Al-Hoceima nous parle de sa vie, de son enfance, de sa formation multidisciplinaire ainsi que de sa passion et de son engouement pour le théâtre en particulier et l’art en général. Il s’agit de Aziz El Ibrahimi.

 

R.S  Nkour : D’abord, je tiens à vous remercier d’avoir accepté cet entretien et de bien répondre à nos questions, nous allons commencer par un bref aperçu sur ta biographie.

 

Aziz El Ibrahimi : Je suis né en 1977 dans la région de Temssamen ‘’douer Aït Daoud ’’qui se situe à environ 20 km de la ville d’Al Hoceima, j’ai fait d’abord mes études primaires à l’école ‘’AlHarch’’ qui se trouve sur la route littorale reliant Al-Hoceima à Nador. Ensuite, je suis passé avec ma famille à la ville d’Al-Hoceima pour y continuer mes études collégiales au collège Sidi Abid puis, j’ai étudié au lycée MY Ali Chérif. Enfin, j’ai poursuivi mes études universitaires à la faculté Alquaraouine à Fès. De plus, j’ai bénéficié d’une formation dans le domaine de

 

l’informatique sans oublier ma participat-ion dans le travail associatif et culturel dès mon plus jeune âge.

 

R.S  Nkour : Quels profits avez-vous tiré du travail associatif ?

 

Aziz El Ibrahimi : Le travail associatif a été une deuxième école pour moi. A vrai dire, il m’a permis de connaître beaucoup de choses et d’acquérir pas mal d’expé-riences. Il a contribué à combler mes lacunes au niveau du savoir et du savoir social.

Après une longue fermentation de toutes mes expériences qui relèvent de la musique, de la peinture et de l’écriture avec la langue berbère, et suite à une réflexion approfondie, j’ai pris la résolution de me consacrer corps et âme au théâtre.

 

R.S Nkour : Etes- vous talentueux ou lauréat d’un institut dramatique ?

 

Aziz El Ibrahimi : Il y’a un seul institut de formation théâtrale qui se trouve à Rabat, il ne peut assumer la formation de tous ceux qui le veulent. En ce qui nous concerne, nous avons comblé le manque dont souffre notre ville au niveau de la formation théâtrale par une autoformation au sein de notre troupe “Rif“. De plus, des formateurs marocains et étrangers sont venus nous assister dans notre travail et nous nous sommes intéressés à la culture générale et à la mise en scène.

 

R.S Nkour : Quand avez- vous découvert le théâtre ?

 

Aziz El Ibrahimi : Je l’ai découvert à l’école primaire et particulièrement à l’occasion des fêtes nationales et religieuses pendant lesquelles on organisait à l’époque des activités artistiques entre autres, des Sketchs où mon maître m’a choisi d’y jouer un rôle dont je me souviens encore ; c’était ma première apparition sur scène. Mes jeux avec mes amis, les contes que m’ont racontés mon grand-père et ma grand-mère, en général tout ce que j’ai vécu était une inspiration pour moi.

 

R.S Nkour : Pourquoi vous êtes-vous engagé dans le domaine théâtral ?

 

Aziz El Ibrahimi : je tiens à vous signaler que mon engagement dans ce domaine n’est point motivé par un simple caprice ou pour remplir mon temps libre, mais j’ai ressenti le désir de vivre dans le théâtre, de créer quelque chose et de me trouver dans ce domaine et Dieu merci : mon désir est comblé grâce à la troupe “Rif “ du théâtre Amazigh.

 

R.S Nkour : Pouvez- vous nous dire comment avez- vous fondé la troupe “Rif“ du théâtre Amazigh ?

 

Aziz El Ibrahimi : Je considère que l’importance ne réside pas dans la fondation d’une troupe quelle qu’elle soit, mais l’essentiel c’est le fait d’assurer sa continuité, sa créativité et son  dynamisme à l’avenir et c’est ce que nous essayons de faire autant que possible.

Je tiens à vous dire que notre troupe a été fondée en 2003, elle a réalisé plusieurs activités artistiques dont 8 pièces du théâtre. Elle a également organisé des festivals régionaux et nationaux. Par ailleurs, nous avons encadré environ 60 acteurs dans la ville d’Al-Hoceima et 90% des acteurs sont passés par notre troupe.

R.S Nkour : Vous êtes acteur, écrivain et metteur en scène pouvez-vous nous citer quelques unes de vos œuvres ?

 

Aziz El Ibrahimi : D’abord, ma première œuvre théâtrale c’était :زركامبو غدندنت ثنقرب تحاجيت   ( de la campagne à la ville, l’histoire a changé). Ensuite, j’ai écrit des pièces de théâtre أميس نبطوطة   et للاميمونة   qui sont toutes adressées aux enfants. J’ai aussi joué comme comédien dans la pièce théâtrale ثايري  , de même j’ai écrit des œuvres jouées par d’autres troupes :   تاوات امظران   (la porte des cimetières) تصغونت   (la corde)

Par ailleurs, j’ai aidé tous les metteurs en scène avec qui j’ai travaillé par exemple: Naima Zidane et Mohamed Hansal.

Nous nous considérons comme les pionniers du théâtre à Al-Hoceima  .   Certes, il y’avait des tentatives antérieures, mais ce n’était pas du théâtre proprement dit.

 

R.S Nkour : Quel est l’objectif de la fondation de votre troupe ‘’Rif’’

 

Aziz El Ibrahimi : Plusieurs raisons motivent la fondation de notre troupe ‘’Rif’’ ; la plus importante c’est l’attachement à notre ville et la volonté de promouvoir le théâtre à travers lequel nous désirons perpétuer notre patrimoine culturel et historique et préserver notre identité.

 

R.S Nkour : Est- ce que les habitants de la ville d’Al- Hoceima s’intéressent au théâtre ?

 

Aziz El Ibrahimi : Nous savons tous que la région est un carrefour de plusieurs cultures : occidentales, orient  ales et africaines. Il s’agit d’un amalgame de multiples cultures, autrement dit d’une culture universelle. Aussi, les habitants adorent-ils le spectacle, la preuve en est leur massive affluence à la salle du théâtre chaque fois qu’il y a la présentation d’une pièce, ce qui est une bonne augure quant à l’avenir prospère du théâtre dans notre ville.

 

R.S Nkour : Quels sont les sujets que vous abordez au théâtre ?

 

Aziz El Ibrahimi : J’essaie de présenter tous ce qui relève de la beauté, de la bonté et de bon exemple à suivre .De plus, on creuse, en quelque sorte dans notre mémoire tant personnelle que collective et on s’inspire de l’héritage culturel et spirituel de nos ancêtres.

 

R.S Nkour : Rencontrez-vous des difficultés dans votre travail ?

 

Aziz El Ibrahimi : La première difficulté c’est la maîtrise de l’art théâtral lui-même. Il est vrai qu’il y a beaucoup de difficul-tés , mais il faut savoir que le plaisir de « bosser » provient des obstacles rencon-trés.Il faut comme nous dit le professeur Lahit Mohammed, travailler avec «  sept esprits ».

 

R.S Nkour : Pouvez vous nous dire quels sont vos projets d’avenir ?

 

Aziz El Ibrahimi : Je souhaite et je projette de travailler davantage à propager la culture théâtrale parmi les habitants du Rif et notamment les jeunes et s’ouvrir sur d’autres perspectives comme le cinéma        (surtout l’écriture du scénario) et la formation artistique en général

 

R.S Nkour : Enfin, qu’est ce que vous conseillez aux jeunes talents ?

Aziz El Ibrahimi : Pour commencer, j’aimerais poser aux jeunes talentueux la question suivante : connaissez- vous la valeur du temps ? Si vous la connaissez et vous vous rendez compte aussi de la valeur de l’apprentissage, du danger de l’immigration clandestine et du sens véritable du mot “création“ pas seulement dans le domaine artistique mais aussi dans la vie entière. Alors, armez-vous de la patience, de la volonté et de la persévérance pour venir à bout de toutes les difficultés.

 

R.S Nkour : Quel est votre dernier mot ?

 

Aziz El Ibrahimi : Je vous remercie

infiniment de m’avoir accordé cette occasion pour parler de ma vie, de ma formation ainsi que de ma carrière artistique. Je souhaite du succès à votre revue scolaire.

 

Interview réalisée par :

Ratiba Almajjaui.

Entretien avec le Docteur Talhaoui Mohamed :    pneumologue exerçant à l’hôpital Mohamed V.


Dans le but de sensibiliser les élèves aux effets nuisibles des drogues en général, et du tabagisme en particulier - il est la porte aux autres drogues- et pour donner plus de crédibilité aux arguments, on a réalisé une brève interview avec le Docteur Talhaoui.Il  a eu l’amabilité de répondre à nos questions concernant les points suivants : les effets négatifs des drogues, les données chiffrées concernant le Maroc, et enfin certains conseils pour les élèves.

 

I- les méfaits des drogues :

 

Les effets négatifs des drogues en l’occurrence la cigarette (contient plus de 300 Substances nocives)

sont les suivants :

1-       l’accoutumance et l’addiction dues à la nicotine

2-       cause principale des cancers de : (cavité buccale, larynx, œsophage, broncho- pulmonaire, reins et vessie).

3-       Insuffisance respiratoire et chronique (bronchite chronique, obstruction des voies aériennes)

4-       Maladies cardio-vasculaires : infarctus de      myocarde.

5-       Autres : - impuissance sexuelle.

- aggraver l’asthme.

- accouchement prématuré

- hypertrophie fœtale

6-       L’espérance de vie : un grand fumeur perd 15 ans de       sa longévité.

7-       Les parents fumeurs risquent d’avoir un enfant asthmatique.

Un questionnaire concernant la consomma-tion des drogues au lycée MY Ali Charif a été soumis à un échantillonnage de 100 élèves de sexe masculin (toutes options confondues), en voici les résultats :

Pour ce qui est de la première question (est –ce que tu t’adonnes à une drogue ?) 64 ont répondu par « non » alors 36 par l’affirmative. Parmi ces derniers, il y en a 19 qui s’adonnent à une seule drogue et 17 à plus d’une drogue.

En 1ère position vient l’utilisation du tabac à sniffer (18 cas) chose étonnante car c’est une drogue traditionnelle mais qui commence à gagner du terrain. En 2ème position, on trouve le tabagisme et le « chicha » avec 15 cas chacun.

En 3ème position, vient le hachich avec 12 consommateurs, ce qui est dangereux vu la nocivité de cette drogue.

Quant au « karkoubi » qui est un psychotrope extrêmement nuisible, il n’y en a heureusement que 4 cas.

S’agissant de la durée de la consommation, il en ressort les données suivantes :

- plus de 2 années 19 cas.

- plus d’une année 9 cas.

- moins d’une année 8 cas.

Par ailleurs, la totalité des consommateurs invoquent l’oubli des problèmes pour justifier leur vice. De plus, leurs réponses relatives à la question (où trouvez- vous de l’argent pou acheter les drogues ?) se répartissent comme suit : travail 12 cas / parents 9 cas / amis 4 cas.

Pour conclure, il résulte de cette enquête que plus de 30% des garçons de notre lycée s’adonnent à au moins une drogue et environ 17% consom-ment plus d’un stupéfiant. Il est évident que cette situation déplorable concerne sans doute tous les lycées, voire les collèges marocains. Il est donc indispensable que les acteurs éducatifs, les parents, les responsables politiques et les ONG œuvrent la main dans la main pour sensibiliser ces jeunes qui se détruisent avec ces poisons.

De même ce rôle d’information et de conscienti-sation doit être assumé aussi par les programmes scolaires ainsi que par les divers médias.

 

Enquête réalisée par : Alae Nori.

Allach Naoufal.

Oussama Yahaoui.


Enquête :   Consommation des drogues au lycée My Ali Charif 

 

II- Les données chiffrées relatives au Maroc :

Il n’y a malheureusement pas de chiffres exacts faute de statistiques. Toutefois, il faut savoir que les maladies cardiovascu-laires dont le tabac est parmi les facteurs de risque, sont la première cause de mortalité au Maroc.

 

En outre, l’usage du tabac est la cause de plus de 70% des cancers du poumon. Force est de signaler également que 50% des femmes ayant un cancer de poumon ont un tabagisme passif (le mari qui fume). Quant aux statistiques à l’échelon mondial il y a en 2010  selon l’OMS environ 5 millions de victimes à cause de ce poison.

III- Les conseils : il est vivement recommandé de :

- ne pas fumer

- ne pas fréquenter les fumeurs

- pratiquer du sport

- aimer la vie.

 Les cigarettes tuent :

1 sur 2 fumeurs meurt à cause

Pour lire la suite :http://www.moulayalichrif.com/admin/Revue%20scolaire%20Nkour%202009-2010.htm

Subscribe to comments feed التعليقات (0 تعليقات سابقة)

المجموع: | عرض:

أضف تعليقك

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote
  • أرسل إلى صديق أرسل إلى صديق
  • نسخة للطباعة نسخة للطباعة
  • نسخة نصية كاملة نسخة نصية كاملة

Tagged as:

لا توجد مدونات لهذا الموضوع

قيم هذا المقال

2.86